mercredi 25 novembre 2009

Courtepointe de Noël: LA FERME SANS COQ / LITTLE FARM WITHOUT COCKS ! (ce texte n'a pas encore été corrigé, il le sera bientôt)

LA FERME SANS COQ / LITTLE FARM WITHOUT COCKS !
Courtepointe de Noël, ou l’année où j’ai découvert que ma famille est originale


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Ben oui ! Je dois l’avouer, mon frère, LE frère, donc un de mes deux frère, ressemble étrangement, mais physiquement seulement, à Boom Desjardins !! (je reviendrai sur ce fait plus tard)
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On est à la fin novembre, et, OUI, on fête déjà Noël chez les Stuyck !

C’est que vous devez savoir que, LE père part pour 3 mois au Mexique, à chaque début de décembre, comme s’il n’avait plus la force de supporter la température ambiante, éternel étranger au spleen d’hivers. Je l’envie, car, il part, un peu comme un ado, pour le sud-ouest, à chaque année, vers la libération qui se traduit, entre autre, par le vent du sud, les dauphins, l’eau relativement chaude et tout ce qui vient avec… ; BAJA CALIFORNIA (Mexique) !

Tout ça pour dire qu’on est le 21 nov. et que l’on fête Noël chez les Stuyck ; le père est venu me chercher sur le plateau à 10h Am, afin de pouvoir starter la dinde vers les 11h chez, mon, LE, frère (celui dont je vous vantais la maison dans l’un de mes premiers blogs).

La veille fut une étrange soirée de « retrouvailles73 », dont je ne me rappelle qu’à peine la fin… j’ai des flashback d’avoir presque vomi sur le « plus qu’une heure » de représentations pornographiques des années 90 projetées au Brouehaha et aussi d’avoir pris un shooter de « gâteau aux carottes » avec mon ancien coloc et le célèbre Be, le gars du Monde dans le Feu, tous deux de fiers travailleurs chez Bande à Part … mais c’est à peu près tout ce dont je me rappelle… Une veille bien floue qui mérite d’être dormie jusqu’à plus que 10h Am ; c’est simplement pour vous expliquer pourquoi j’ai sommeillé depuis le « take me home » de mon père, jusqu’à, environ, 3h pm, à St-Agathe, chez le frère.. Trop lendemain de veille pour supporter ne serait-ce que moi-même !

C’est donc, plus lendemain de veille que jamais, que je me suis réveillée, en sursautant, suite à l’appel d’une Guenille (pour ne pas faire ma 3e plug de musique locale subtilement dans le même billet) qui me ramena complètement à la réalité. Heureusement, le sous-sol/salle de jeux/endroit où je dormais contenais une issue de secours vers le « dehors », ou le bord de l’eau, vers lequel je m’étais jadis réfugiée (voir mon billet : Les gens n’achètent plus d’art Tabarnak).. J’y sorti avec une aisance innée, y fit un cours appel, avec énormément de diligence, mais toujours en me réfugiant visuellement dans le reflet ensoleillé du lac contenu dans la cours arrière du frère. . . OUTCH !.. que j’ai pensé ; le contraste entre le calme du paysage et le vacarme intérieur que je vivais était confirmé … le mal de tête qui me pris !!! Je ne vous raconte même pas !

(Je suis retournée vers la maison de pierre en me ressaisissant)

J’entre dans la maison de pierre ;
Le frère et Le père jouent aux échecs (j’ai su, plus tard, qu’ils ont joué 2 games, et qu’ils ont gagnés, chacun à leur tour.. je trouvais ça cool qu’ils n’arrivent jamais à se faire réellement compétition ces deux là), la belle mère popotait encore dans la cuisine.. ça sentait bon ! Les filles (ma nièce et ma filleule) siestaient et ma belle sœur se préparait à dans sa salle de bain en céramique. . . J’avais rarement eu la chance de « feeler » un moment de famille aussi « quotidien » chez les Stuyck (en fait, peut-être oui, au Mexique, mais justement ; le fait de ne pas être au Québec faisait de ce moment un « hors du commun »). . .

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Pour vous faire un très TRÈS bref portrait, la famille Stuyck est tricotée bien serrée, mais disons que c’est un tricot très coloré qui ne provient pas nécessairement de la même brebis !?!!! C’est un étroit tricot décousu … mais selon moi, le plus beau des «pull-overs» ever made in la belle province, et ce, même si ses origines puisent plutôt dans les Flandres des années 60. (Je parle à moitié en anglais, car je me suis rendue compte qu’on avait intégré 2 anglophones depuis quelques années… pas pire pour une famille d’immigrants séparatistes !)

Les Stuyck (à noël) c’est maintenant 12 personnes :

1) Le père ; l’artiste.

2) la belle-mère ; la femme la plus douce et, à la fois, la plus sportive du monde.

3) Le frère ; qui est maintenant aussi père et l’homme à tout faire dont je vous parlais dans un précédent billet.

4) sa copine, la belle sœur ; qui aime les animaux.

5) Le frère ; un écolo célibataire qui ressemble à Boom Desjardins, je le répète, seulement physiquement, et, avec qui, je suis allée au Mexique dernièrement.

6) La filleule ; la plus belle des petites filles rousses… je m’amuse à l’appeler Rousse.

7) La nièce ; la princesse qui veut se faire appeler Rose (elle m’a vraiment dit ça)… parce que c’est sa couleur préférée.

8) La cousine ; que j’ai longtemps considéré comme étant ma tante simplement parce qu’elle était plus vieille que moi.

9) sa blonde, la belle cousine ; une excellente cuisinière et une anglophone qui a connue l’Irak en pleine guerre !

10) Le cousin ; qui a l’air de rien, mais qui est ‘percé’ des mamelons aux couilles… aucune exagération.

11) sa copine, la belle cousine ; une anglophone maniaque des rats et qui semble aussi prendre part aux joies que semblent lui procurer le percing..

Et moi 12)

. . . Tricot décousu, mais tellement de son temps !

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Bon, je pourrais bien vous compter en détails, de mon meilleur verbe romancé et comique, ce que fut un noël chez les Stuyck, mais ce serait trop facile,… alors je vais passer aux vraie choses ; j’ai découvert qu’on n’était pas normal !

En effet, depuis mon arrivée à St-Agathe jusqu’à mon arrivée sur Montréal, je serai confrontée à une série d’événements qui ne fera que surligné notre côté excentrique :

C’est après avoir « sneequé » dans tous les plats en cuisson dans la cuisine, que la belle sœur et les petites sont descendues. La belle sœur se mis frénétiquement au montage de la table de noël (je dis montage, car c’était carrément une installation ; une empilade d’étoiles, de guirlandes, de brillants, de chandelles rouges, de napkins de noël et de décos peintes à la main) pendant ce temps, je terminais lâchement ma toast boostée aux oméga3 avec sur le dessus une tranche de fromage jaune… je commençais à peine à perdre mon mal de tête.

La nièce, princesse Rose, prend sa voix de « je viens à peine de me réveiller et je suis une princesse bon » pour questionner le frère :

« Papa a a ? c’est l’heure des olympiques escargot …»

Elle n’a même pas terminé sa phrase, que Le frère se lève, allume le lecteur DVD et s’assoit près d’elle pour écouter les « olympiques escargots », une émission pour enfant constituée de limaces en pâte à modeler, …. mais…. mais….il semble l’apprécié encore plus qu’elle ! Il me regarde avec ses yeux rond comme des billes, pas les petites qui ne valent presque rien, des grosses billes du type qu’on aime gagner….puis, dans un élan presque surjoué d’excitation, il me balance un truc comme:

« Dans le dernier épisode ils faisaient une course d’escargot ! C’était comme une vraie course olympique là, avec des entraineurs escargots, des photographes escargots, des dossards pour escargot… etc. » « pis des ‘xxxx’ escargot » à toute ses fins de phrases.

J’étais subjuguée par son réel intérêt ! .. weird !

Les invités commencent à arriver, on fait pèter les bulles et les fillettes s’impatientent en voyant tous les cadeaux s’empiler. Je propose à princesse Rose de me présenter son rat (je fais semblant que ce n’est pas la première chose que j’ai remarqué en arrivant dans le salon) pour la faire patienter. La belle Rousse nous suit ; à son âge, son implication dans une soirée s’élabore, de manière générale, à suivre sa sœur en essayant de prendre part à tous les jeux qu’elle ne comprend malheureusement pas toujours. En se rendant à la cage, je réfléchis au fait que le rat n’est pas un animal très « royal » pour une princesse rose. Bizarre !

Enfin, la belle sœur donne le coup d’envoi à l’ouverture des cadeaux pour Rose et Rousse seulement. Dans mon temps, ce genre de passe droit pour les enfants n’existait pas… on n’ouvrait jamais les cadeaux avant le repas… je me suis dit qu’on était une famille cool.

« À la soupe ! »

Je m’assois juste à côté de princesse Rose, parce qu’elle me l’a gentiment ordonnée.

Pendant le souper, la belle sœur nous fait piger une question secrète dans un chapeau. Elle nous explique, qu’à un moment choisi dans la soirée, on doit répondre à notre question (j’ai su plus tard que c’était les questions que l’on pose au gens de l’émission Le Banquier pour les sélectionner).

Après avoir terminé la soupe, Le frère écolo me fixa un bref instant …et, j’ai eu un gros flash : il ressemble trop à Boom Desjardins… physiquement seulement… ! Ça me gosse extrêmement, car j’ai toujours trouvé qu’il était bel homme… ça gâche tout d’avoir cette réflexion en l’observant… ses théories scientifiques d’excavation du sol n’auront plus jamais la même saveur. Je cache ici qu’il est quand même l’auteur d’une toune sur le dernier disque de Martin Deschamps… wash… « mauvaise pop » sort du crâne de mon frère, je te l’ordonne ! J’aime mieux me rappeler de sa tête comme celle qui m’a fait découvrir Portishead ou encore Radiohead.

Il ne questionne aucunement la genre de grimace que je viens inconsciemment de lui faire, puis il se retourne vers le cousin en lui demandant si, lui aussi, il avait des percing (sa copine, la belle cousine, qui est assise juste à côté de lui, en possède trois sous la lèvre inférieure). Il lui répond que « oui ». Le frère demande « où ? ». Le cousin pointe ses deux mamelons et son sexe. Je me suis trouvée professionnelle de ne pas m’étouffer avec ma bouchée et j’ai trouvé magnifique qu’il s’assume devant tout le monde. Ensuite, je me suis posée une question … pour en conclure que je ne voulais pas nécessairement savoir la réponse.

À la fin du souper, La cousine décide de répondre à sa question « quel est le moment le plus embarrassant que vous ayez vécu ? » Elle nous raconte comment, un jour, elle avait déjà littéralement fait caca dans son pick-up en se rendant chez un client. Je n’ai pas le gout d’élaborer, mais c’était tout de même drôle de parler « marde » en famille. Je me suis dit qu’on n’avait pas trop de tabou.

Après le souper, le père a sorti son « œuvre musicale complète », un cahier de 15 pages annotées d’accords, un cadeau que je lui réclamais depuis un bon deux ans !

Pendant qu’il interprétait quelques-unes de ses chansons en s’accompagnant maladroitement à la guitare (ben oui, mon père est aussi bon au picking que moi… ça doit être héréditaire… ou bien c’est simplement parce que c’est lui qui m’a appris à en jouer !) et que le reste de la famille était comme hypnotisée par l’acte, j’observais tous les mots du cahier avec une précision de moine.. je n’en revenais pas qu’il ait autant écrit sur l’amour ! Il faut l’avouer, le père avait eu beaucoup de relations dans sa jeunesse, mais il avait tout de même l’orgueil de ne pas trop aimer en parler… la fragilité dans ses mots m’a frappée de plein fouet.. J’avais vraiment envie de pleurer… j’ai su me retenir en regardant autour, quand j’aperçue la belle sœur qui me faisait signe de monter pour border ma filleule. Une sorte de refuge, je me sentais chanceuse, j’étais touchée par le geste… puis en montant l’escalier, j’ai pensé que j’avais vraiment trop hâte de reprendre les chansons de mon père… que ça allait me donner un break.. je me suis encore sentie chanceuse.
Je m’assois dans la chaise berçante, La filleule tripe ben raide sur les livres (c’est vrai…et elle a, à peine, un an et demi) c’est pourquoi je lui lu, en tout, 10 pages de trucs du genre (à noter que c’était ; une phrase par page):

« Cailloux doit aller se coucher, Cailloux pleure, Cailloux est fâché, Cailloux aime maman, car il sait qu’elle est toujours là, Cailloux peut dormir, Cailloux fait des beaux rêves, Cailloux aime maman. »

J’essayais, tant bien que mal, de mettre le plus d’intonation dans ma voix, mais, à chaque fois que je tournais une page, j’étais trop ébahie par la simplicité de l’histoire, aux mots qui, coups sur coups, me donnait toujours plus l’impression d’être ridicule. J’ai tout de même flanché à une deuxième histoire quand la Rousse m’a pointé sa bibliothèque avec son mini-index, elle en redemandait et c’était trop cute. J’ai fini par la mettre au lit avec toute ma douceur. C’était un moment précieux de notre relation de filleule/marraine.

Quand je redescendis, la belle-cousine, la copine de ma cousine, racontait qu’elles venaient juste d’acheter une fermette à Val-David et qu’on allait faire notre prochain party de noël là-bas. Elle donna un coup de coude à ma cousine et nous dit :

« Hey, tu ne leur a toujours pas dit comment on allait appeler la place »

Ma cousine mima l’enseigne qu’elle allait placer à l’entrée de la ferme… avec inscrit dessus :

« La ferme sans cock » !!

Elle nous fit un clin d’œil et tout le monde est parti à rire, parce que c’était probablement la meilleure joke de lesbienne qu’on n’avait jamais entendu… mais bonne joke ou pas, je connais ma cousine et je sais qu’elle le fera pour vrai (c’est aussi vrai qu’elles ont 6 poules mais aucun coq) !

C’est là que, j’ai réalisé qu’on était assez « spéciale » comme famille.. ou est-ce juste, que l’on fêtait noël un 21 novembre alors qu’il n’y avait même pas de neige à Ste-Agathe ?

lundi 23 novembre 2009

Fake it till you make it ... yè

Comment ça va?

C'est de la bonne pop selon moi:

Les archéologues du futur vont fouiller dans nos ordis ..

"(...) les archéologues du futur vont fouiller dans nos ordis pour comprendre notre culture. Que trouveront-ils? ... des concertos, des œuvres d'arts? NON, des pics de chicks dans l'miroir!"
ma découverte de l'année!! lol!!
(j'ai vérifié, et je n'en ai pas! ouff...)
"à ne pas confondre avec les pics de chicks à bout de bras, ce n'est pas le même art."

mercredi 18 novembre 2009

Le paradis peut attendre

Un clip à voir! une chanson à écouter! J'ADORRRREEE!

Charlotte Gainsbourg et Beck

lundi 16 novembre 2009

Pas de nouvelle, bonne nouvelle VS du VRAI champagne

Ben non! ce n'est pas vrai.  Je ne vous laisserai pas sans nouvelle, aussi insipide qu'elle soit ;)

J'en suis venue au constat que mon blog est VRAIMENT un journal 'intime', donc je ne vais plus remettre en question le fait que j'y écris souvent des trucs inutiles; dans la vie, on n'est pas TOUJOURS utiles. Ce blog est à l'image de mon quotidien. (euh, pas certaine que le mot "intime" s'applique bien... c'est plutôt un journal publique... entoucas!)

Ceci dit, voici un résumé de mes derniers jours:

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LE RETOUR DE LA GROSSE, UN SUNDAY DE LUXE AVEC LA CERISE PIS TOUTE:

Ça fait longtemps qu'on l'attendait ce retour! Oki, commençons par le début; les grosses meufs ce sont 4 filles (oups! 4 femmes) qui se sont rencontrées au BAC; 2 québécouèses et 2 françaizzze. Nous faisions tous nos travaux d'équipe ensemble, puis après 3 années , nous sommes vraiment devenues un quatuor de feu! En gros: on se dit tout, on se supporte et on fait beaucoup de niaiseries (je tairai ici notre court séjour en prison... rien de grave, vraiment! Je vous le raconterai peut-être un jour, mais pour le moment, juste par le fait d'avoir écrit ça; je vois déjà les grosses m'accuser d'atteinte à leur vie privée, et ce, même si je prend la peine de taire leur nom. Alors shut up Cat! De toute façon, je romance ici, non?). Bref, nous sommes très solidaires et on se "tape" en moyenne un voyage par année juste entre filles.

Voilà que, depuis TROP de mois, les deux françaises sont parties en Australie faire du surf et se la couler douce. L'autre grosse (la québécoise) et moi nous sentions vraiment seules depuis leur départ et, ENFIN, une des françaises est revenue!!!

Au moment où nous avons aperçu la grosse, qui nous attendait de pied ferme depuis une bonne demie-heure en enchainant les clopes - vous saurez peut-être m'expliquer pourquoi la 720 est TOUJOURS mais alors là TOUJOURS bloquée??!! je ne suis pas arrivée UNE seule fois à l'heure à l'aéroport et c'est toujours à cause du foutu trafic qui n'en fini plus de ne pas se terminer -, nous avons carrément dérangé TOUT l'aéroport avec nos cris stridents et nos larmes de joie.

Lorsque nous sommes enfin arrivées à l'aéroport, deux heures de trafic plus tard, nous avons un peu tourné en rond, car nous n'apercevions pas la grosse. On était tellement excitées et nerveuses que j'ai failli faire (minimum) 5 accidents (attention, je conduis très bien, mais pas quand je dois retrouver une grande amie que je n'ai pas vue depuis 2 ans). Je prends finalement la décision de me garer dans un espace pour débarcadère, sachant très bien que le gros monsieur à la circulation de l'aéroport allait me siffler après deux sec de 'pseudo parking'...

Nous sortons de la voiture et zyeutons la scène: on y voit des immigrants qui semblent perdus ornant un teint trop bronzé pour la froideur hivernale, qui, cette journée là, s'imposait à nous comme un avertissement "sors ta tuque et tes mitaines la grande, si non je t'envoie la grippe A dans les dents" (remarquez que j'ai évité de parler de grippe et de vaccins depuis la création de mon blog, car JE NE SUIS PLUS CAPABLE D'EN ENTENDRE PARLER). Donc, on y aperçoit également des amoureux qui se séparent, d'autres qui se retrouvent (j'adore les scènes romantiques d'aéroport, ça m'affecte, ça fait ressurgir des souvenirs et je deviens doucement nostalgique, puis le sentiment se transforme en un simple moment de réflexion agréable. Je m'invente toujours toutes sortes d'histoires sur les amoureux d'aéroport; où se sont-ils connus? depuis combien de temps sont-ils ensemble? que quittent-ils ou que vont-ils retrouver?... etc etc). Finalement, on assiste aussi à ce malheureux spectacle; beaucoup trop de gens aigris qui semblent n'avoir aucune excitation au fait de prendre l'avion. Du genre "bah! Je prends l'avions 4 fois par semaine... j'en ai marre des voyages d'affaires". J'avais envie de leur cracher au visage pour qu'ils comprennent à quel point ils s'auto-rendent amers! C'était tristes et désagréable à observer, je n'ai rien fait.

Après ces quelques minutes d'observation, nous ne voyons toujours pas notre petite française/australienne. Je dis à l'autre québécoise:
"ben... appelle-là, elle va surement répondre"
Alors elle se met à crier son nom (appelons-là l'austrafraçaise)
"l'austrafrançaise, l'austrafrançaise?!"
On a droit à plusieurs regards qui nous défigurent.

Je réplique
"ben non la grosse, je veux dire: téléphone-lui! hihi...niaiseuse!"
Nous avons du la rire pendant un bon 5 minutes bien compté! Les regards 'défigurateurs' se sont métamorphosés en sourires teintés d'une touche de mépris (maudit que le monde est frète à l'aéroport !câline!).

L'austrafrançaise répond. Au bout du fil:
"Yo les grosses, zètes où? ça fait UNE HEURE que j'attends merde! J'aurais pu prendre une taxi..."
Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase que nous l'aperçevons de l'autre coté de la "pseudo rue".

On lâche le plus strident des
"AUSTRAFRANÇAISE!!!!!!!!"
on crie tellement fort que nos poumons risquent d'éclater tellement l'impulsion est large. S'en suit d'une pléiade de
"AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE" "la grosse" "la grosse" "on est tellement contente de te retrouver" "t'es tellement belle" "ha, mais tu as les cheveux longs!" "et blond!" " haaa! ça fait trop plaisir de te retrouver la grosse"
tout ça bien sur, les larmes de joie aux yeux.

Comme s'il voulait nous faire compétition, le gros 'siffleux de circulation' empoigne son puissant instrument et s'emporte dans une symphonie de sifflements, tout en me faisant les gros yeux et en regardant, par moments, ma voiture.

Je pense:
Putain que le monde est pressé à l'aéroport! Il n'y a pas moyen de vivre des retrouvailles en paix. Mais où les scénaristes américains prennent-ils leur inspiration? C'est-à-dire qu'on ne peux pas pleinement vivre nos émotions ici; j'ai souvent vu des scènes d'aéroport dans les films américains où les gens avaient pleinement le temps de vivre leur retrouvailles. C'est donc dire qu'ils ont finalement de l'imagination les hollywoodiens. Réflexion gratuite faite à moi-même, nous prenons la route vers l'appartement de l'austrafrançaise où nous attend une bouteille de VRAI champagne.

Ce soir là, nous avons beaucoup bu , nous avons mangé de la pizza (oui oui, avec le champagne qui goutait le foie gras), nous nous sommes racomptées nos trois vies et nous étions heureuses, même si nous n'avions, tous les 3, pas de job, pas d'homme dans nos vies, nous étions quand même au paroxysme du bonheur! J'aurais voulue que le temps s'arrête à tout jamais.

Finalement, comme si le sunday n'était pas déjà bien assez "de luxe", l'autre grosse (celle qui est toujours en Australie) nous a téléphoné: LA CERISE!

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PETITE VISITE CHEZ MON ANCIEN EMPLOYEUR:

Ce matin, j'avais des commissions à faire sur St-Laurent (juste avant de venir m'assoir sous mon puits de lumière à La Petite Marche) et j'ai jeté un regard sur la porte de mon ancien bureau en passant devant. J'y ai vu les anciens stagiaires de l'entreprise, qui sont maintenant, "employés de feu" à temps plein! Je leur ai lancé un
"Hey les poulets!"
(Notez que je n'appelle personne "poulet" sauf cet ami à moi qui m'appelle "poulette"... ben oui il est gai... peu-importe son orientation sexuelle, j'apprécie vraiment que l'on se donne des petits noms d'amoureux, parce qu'à chaque fois ça me réconforte le célibat) Bref, on a jasé entre poulets sur le pan de la porte, pendant un bon dix minute à se raconter tout et rien.

Il fessait beau, tellement beau que, pendant qu'on placottait, je me suis rappelée qu'à l'époque où l'on travaillait ensemble, on avait le projet de se construire une terrasse sur le toi pour nos diner BBQ d'été et surtout pour nos vendredi 3@5 où l'on prenait le temps de boire une petite bière entre employés histoire de potiner un peu.

Je suis montée dire le "bonjours" ou plutôt le "hey" (la majorité de mes anciens collègues sont anglophones) à tout le monde. Ça ma fait drôle de voir que tout avait physiquement changé dans la bureau (la peinture, la déco, un mur ou deux défoncés... etc), mais que rien n'avait changé en ce qui concerne les employés; j'y ai retrouvé les même collègues ultra-sympathiques, relaxes, cool, mais surtout compétents dans leurs tâches respectives.

Je n'était pas triste, oui peut-être un peu nostalgique, mais tout ça me fessait plutôt sourire (un genre de sourire en coin cute). J'ai demandé des nouvelles à tout le monde et tous m'ont répondu la même chose "same shit" et "we're doing good". J'étais contente de voir que rien n'avait vraiment bougé (ça va généralement bien pour la boite, alors pourquoi changer une formule gagnante), parce qu'en comparaison, j'ai réalisé que j'avais fait un GROS bout de chemin depuis le temps... que tout avait changé dans ma vie, mais que j'en était pourtant sortie grandie, plus forte et plus indépendante.

En quittant le bureau, mes quatre 'disques cadeaux' en main, j'ai eu la réflexion que je les adorais, que j'allais revenir faire des petits tours de temps à autres, par dessus tout, que j'allais revenir avec une bouteille de VRAI champagne à l'obtention de ma première job à 50 000$! C'est une infime parcelle de ce que je leur dois!

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En terminant ce texte, la chanson 'le plat pays' de Jacques Brel jouait aux Petites Marches; C'EST MA CHANSON PRÉFÉRÉE de Brel!!!

Un Noël, Le père nous l'a chanté en flamand (maladroitement, mais il était tellement attachant). J'ai pleuré d'émois... Il faut savoir que le plat pays, c'est bien sur la Belgique et que mon père est flamand. J'ai, par la suite, quémandé la traduction transcrite de mon père et ça m'arrive encore de la jouer, juste pour moi, quand je me sens mélancolique et que je pense à la Belgique.

Voici, un peu, ce à quoi ça ressemblait (en passant, ce n'est pas mon père!! j'ai trouvé cet extrait sur Youtube)


Je vous invite à écouter la version originale. N'est-ce pas émouvant un gars qui parle de son pays comme ça? En plus, c'est celui de ma famille, par extension, le mien!
LE PLAT PAYS QUI EST LE MIENS!

vendredi 13 novembre 2009

ElVino je ne me peux plus de le trouver drôle

Ce gars là, Elvino, est bourré de talent! Enjoy!


Pour en voir plus, cliquez ici (je vous conseille les vidéos avec ses enfants, c'est autant drôle que cute!)

J'aimerais avoir autant de chats que Dutronc vs « Je n'ai rien à dire, mais je tiens à ce que ça se sache! »

J'ai cherché une histoire à vous compter en lien avec les nombreux chats qui vivaient chez Dutronc et Hardy (en Corse) et je n'ai rien trouvé d'autre que:

J'aimerais, moi aussi, avoir une terrasse avec un mini bar et recevoir mes copines vers la fin de l'après midi, puis donner à mangé à mes 20 chats errant, les regarder vivre, me rendre compte qu'ils ont tous une 'personnalité' différente, les nourrir, les aimer, faire de la bouffe pour les copains, s'enivrer... ce serait vraiment le paradis!



Je m'enfouis dans mes rêveries ces jours-ci parce que je suis dans une zone grise... ce n'est pas grave parce que le ciel est bleu dans ma tête!

« Je n'ai rien à dire, mais je tiens à ce que ça se sache! »

mercredi 11 novembre 2009

S'entendre à la radio!

Je trouve qu'il n'y a rien de plus énergisant que de s'entendre à la radio en prenant son café le matin!! Ça t'illumine une journée comme c'est pas possible! Ça m'est arrivé ce matin! J'aime CISM! Je me demande si les musiciens plus établis ont encore ce feeling-là, ou s'ils se tannent à la longue...

Invitation à un lancement du DVD de WD-40 'Né pour être sauvage' une autre belle prod de La Guérilla! ya!



Je sais qu'on ne voit rien de l'image alors cliquez dessus pour voir les infos (c'est sur Facebook, vous devez donc vous connecter avant). Au réel plaisir de vous y voir!

mardi 10 novembre 2009

Adaptation de chanson

J'ADORE cette toune!



Non seulement c'est une des seules chansons des Melvins qui peut être chantée par une fille, mais c'est aussi un petit bijoux de texte... Je vais essayer de l'adapter en français, juste pour le fun ou peut-être pour Flambeau... à suivre.

Là, je suis hyper déconcentrée par un "groupe d'écriture" qui s'est réuni à La Petite Marche (en fait, qui se réuni à chaque mardi, je l'ai appris en les écoutant d'une seule oreille pas trop attentive). Ils parlent d'écrire des romans, de comment bien décrire un personnage, de ne pas hésiter à en mettre, etc etc... Ca me déconcentre parce que c'est, tranquillement pas vite, ce sur quoi je m'enligne... Je les écoute et je vous confie que je trouve qu'ils font pitié; bah, je sais, c'est gratuit, voir méchant de penser ça, mais bon, je trouve qu'ils font ça d'une manière tellement didactique! Pour moi écrire ça vient comme ça va et c'est loin d'être une technique! Entoucas, il fallait que je chiale un peu, parce que pendant 2 sec j'ai pensée me joindre au groupe!!! Une chance que j'ai pris le temps de les écouter avant de les aborder! ouffff, je l'ai échappé bel! ... belle échappée... tous les sens font du sens! REoufff!

La petite marche qui devrait s'appeler LeS petiteS marcheS

Vous le savez peut-être déjà, parce que j'en parle souvent; je passe la moitié de mon temps au resto/bar/café LA PETITE MARCHE depuis que je n'ai plus Internet à la maison. Ça me couterait surement moins cher de me payer une connexion, mais j'aime l'endroit et ça me fait sortir de chez moi (je reste seule donc c'est bien de sortir).

Tout ça pour dire que, ce matin, mon ami et collègue, Lévy, est venu m'y rejoindre parce qu'il avait besoin d'aide pour monter une page 'myspace'. Je me suis rendue compte que j'étais tout le temps seule ici et que ça ne me dérangeait pas le moins du monde... mais suite à sa 'visite improvisée', j'ai eu la réflexion que je n'étais surement pas la seule à faire ça! Ça m'a plu d'avoir une tite compagnie! Il était là cette après-midi quand j'ai vécu mon épisode 'mon père a une toile dans le dernière émission de LA GALÈRE', pis je me suis dit que je pourrais bien vous lancer l'invitation; donc si vous sentez le besoin de travailler ailleurs qu'à la maison, vous êtes les bienvenus à ma table! Écrivez-moi si c'est votre cas et on se donnera rdv.

J'adore la solitude, mais grâce à Lévy, je me suis rendue compte que c'était aussi agréable d'être seuls à deux ;)

PS: j'ai trouvé ça super cute cette après-midi (je ne pensais jamais que ça allait m'arriver!!) quand je me suis enfargée dans une des 'petites marches' de l'endroit.. c'était poétique comme trébuchage! L'endroit devrait s'appeler LES PetiteS MarcheS.

Invitation à un lancement qui me tient à coeur

Lancement des éditions de l'ÉCROU et sortie de 'Avant qu'le char de mon corps se mette à capoter' par Jean-Sébastien Larouche (un recueuil de ses slams/poèmes de 1992 à 1999)

13 décembre 2009
Divan Orange
vers 19h-20h

Je ne sais pas encore si je vais pouvoir y être, mais j'achèterai le livre c'est certain!

Pour vous faire rire et surtout pour les fans des Melvins (vous l'avez surement déjà vu)

Voici ma définition d'une entrevue réussie! Si vous m'engagez pour vos relations de presse, c'est qu'on est vraiment sur la même longueur d'onde!

Le bonheur est une chanson triste

J'ai adoré ce film. Je trouve weird que beaucoup de monde ne l'ai pas apprécié...

Je pleure, elles pleurent

La Galère, quelle émission formidable!  Le dernier épisode est tellement à voir ! http://lagalere.radio-canada.ca/

J'ai pleuré comme une vache espagnole quand Mimi a dit
"Est-ce que pourriez m'écouter pleurer, s'il vous plaît?"
et je ne suis pas la seule! ouff, on ne le dira jamais assez, ce n'est pas toujours facile d'être une femme moderne... ou post-moderne.

lundi 9 novembre 2009

Les gens n’achètent plus d’art … tabarnak (ce texte n'a pas encore été corrigé, il le sera sous peu)


Ce matin mon père et sa copine sont venus me chercher pour la fête de ma nièce qui se déroulait à St-Agathe chez l’un de mes frères.
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C’est mon autre frère qui avait insisté pour que j’y aille parce qu’on ne se voit que très rarement… et c’est encore plus vrai depuis que nous avons fait notre escapade de célibataires au Mexique l’année dernière. C’est désolant, mais, depuis, on ne se voit jamais… je ne saurais expliquer exactement pourquoi, c’est comme si, le fait de nous avoir tellement rapproché durant ce dernier voyage, nous donnait maintenant l’excuse de se dire.. "bah, on est tellement proche.. plus besoin de se voir.. " c’est juste vedge ! Ironie du sort, à chaque fois que l’on se donne un ‘rendez-vous’ l’un de nous a toujours une ‘bonne excuse bidon’
Anyway… tout ça pour dire qu’il n’était pas là à la fête… J’étais déçue, puis j’ai compris pourquoi plus tard dans la journée.
Ce n’est pas que la présence des autres membres de ma famille ne me comblait pas.. VRAIMENT pas ! je les adore tous sincèrement, et chacun, pour des raisons totalement différentes.. c’est juste que j’avais l’habitude d’apprécier la réunion de mes DEUX frères et moi…les trois, je ne sais pas, on a comme ‘notre dynamique propre à nous’ et ça s’est imprégné comme une tradition ; si je vois l’un de mes frères, j’aime toujours que l’autre soit là.
On a l’habitude, dans nos partys de famille, de se réunir à trois dans le garage pour fumer une cigarette et comme nous sommes souvent les trois seuls réels fumeurs, on a toutes les raisons du monde pour comploter. Des années durant, on faisait des ‘mauvais coups’ (quand j’étais jeune et que je n’y comprenais rien, c’était parfois moi la cible !! j’haïssais ça !) la plus part du temps, assez marrants, puis ça mettait toujours du piquant dans les soirées où le plus excitant restait encore de jouer au Jack-o-Romy (un nouvelle version du classique jeu Romy) ou au billard, en gang, après le souper ; des jeux cotés ‘toutes générations confondues’ par les Stuyck, ce qui nous permettait de se réunir sous une activité qui plaisait à tous. Puis, depuis que j’ai l’âge d’en fumer… le trio est aussi l’instigateur du digestisplif (splif de digestion), au grand malheur de mon père que l’on essaie toujours de faire fumer, mais qui, avec toute son orgueil de doyen de la famille, mais surtout parce qu’il prétend être lucide et sage, refuse catégoriquement. Peu importe qui le demande ou la manière dont on s’y prend, c’est un traditionnel non, trop sérieux pour mon père … même qu’à chaque années il me fait ‘rusher’ lorsque je suis bien ‘fenie’ parce qu’il me regarde toujours avec son regard d’analyste… mes frères aussi, d’ailleurs, sont persécutés par la profondeur des yeux de mon père, mais ils ne semblent pas s’en occuper. Le questionnement Du père est sans aucun doute l’unique source de notre acharnement taquin! Pour UNE fois, mon père n’a pas de réponse, et innocemment, je crois que c’est exactement ce qui nous motive.
J’adore mes frères, ils m’appellent LA sœur (ce qui m’a, dès mon très jeune âge, rendue complice avec eux… ça m’avait charmé), mon père ils le nomment, LE père, leur mère, LA mère.. ma mère, TA mère (on a le même père, mais pas la même mère). J’ai toujours cru que c’était une particularité agréable et chaleureuse de ma famille Stuyck.
Tout ça pour dire que j’étais déçue de savoir que mon frère célibataire, Le frère, ne serait pas là… on était beaucoup moins tannant en duo ; l’autre, Le frère, et moi, La sœur.
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Donc en route vers Ste-Agathe, malgré ma petite déception, j’étais super contente de quitter la ville un peu, de revoir Le père, Le frère, La nièce, La filleule ainsi que leur parenté, conjoints et amis… surtout qu’il faisait une température idéale, étonnement ensoleillé ! Il a fait presque 12 degrés, pas pire pantoute pour un 8 novembre !
Une fois rendus sur la 15 Nord…passé ‘la porte du Nord’, que je m’amuse toujours à appeler ‘le portique du Nord’ parce que je trouve ridicule de nommer ‘la porte du Nord’ un rond point de viaducs affreux surplombés par un McDonald beaucoup trop gros pour l’endroit désert (un Brun qu’il n’a jamais été rempli dans son entièreté, un Brun qu’il n’a pas UNE fois été ‘fullé’ depuis son ouverture !) …
J’ouvre grand la fenêtre de la voiture et je m’écrie "Pa ! C’est l’été des indiens ! " Je m’attendais à ce qu’il me contredise, mais il ne l’a pas fait.
J’ai eu la réflexion que mon père vieillissait et que je ne le voyais pas assez souvent… surtout que nous étions les deux ‘artistes’ de la famille… il me manque beaucoup. Il part la moitié de l’année dans un pays chaud, Mexique ou États-Unis, pour pratiquer un sport de vent, quel qu’il soit. Quand j’étais jeune, je passais mes ‘une semaine sur deux’ dans son atelier et je m’inventais des mondes incroyablement fantastiques pendant qu’il peignait… et ce, à peu près 12h par jour tous les jours!! Je sais, parce qu’il me l’a déjà dit, que je l’inspirais beaucoup avec mes langages inventés, mes dessins naïfs, mes déguisements ou mes structures impossibles créées avec tout ce qui me tombait sous la main. C’était le beau temps … on écoutait sans cesse les deux même cassettes : Vivaldi, les Quatre saisons ou Jacques Brel ; un genre de ‘best of’ comprenant des versions originales en flamand… compilation que je n’arrive pas à retrouver en cd.. je soupçonne mon père d’avoir volé la cassette à son père avant de venir s’installer au Canada. Ce temps là me manquait, mais soucieuse de ne pas trop tomber dans la nostalgie, mais de plutôt profiter du temps présent passé en compagnie Du père, j’ai regardé les feuilles des arbres qui n’étaient pas encore défraichis par la froideur des derniers mois et je me suis dit que ça ressemblait étrangement aux couleurs retrouvées dans les toiles de mon père. (Je crois que même s’il est l’être le plus frileux que je connaisse, il a toujours aimé l’automne ; il y a quelques années, ça signifiait pour lui le début de la saison de snowboard, mais depuis environ 7 ans, ça voulais dire qu’il allait bientôt rouler ses voiles et packter ses planches dans son campeur en direction du sud accompagné de sa douce.)
Mon père avait un arrêt à faire chez l’un de ses galeristes à St-Sauveur, car la tenancière lui quémandait des ‘musiciens’. "On veut des musiciens dans tes toiles Soly, ça vend bien" m’a-t-il imité. Mon père haïs les commandes, ça m’a toujours fait sourire parce que je pense la même chose !
J’ai pensé que ma vie me faisait de l’ironie, une fois de plus ; j’ai de la misère à arriver, car je travaille en musique et mon père, qui a toujours crevé de faim (j’exagère, mais quand même) en vendant ses toiles, se fait commander ‘des musiciens’ sous prétexte que ça vend mieux !… en fin de carrière en plus!
-‘Tabarnak’ je n’ai rien dit de plus..
-‘Qu’est-ce qu’y â mâ fiillle ?’ (J’essaie de reproduire l’accent de mon père ici)
-‘Rien, laisse faire’ je ne voulais pas élaborer sur le sujet, car je savais que je me ferais assez poser la question par les autres personnes du party : je serais obligé de parler de ce que je fais et d’admettre que c’est loin d’être facile, que j’y arrive, mais que je ne suis pas nécessairement satisfaite et que par-dessus tout, ça pait mal le loyer… que ça venait par phase les bons projets… donc, inévitable de tomber dans ‘comment la business va’ etc etc… Je me voyais déjà m’autocritiquer en parlant, pour me trouver négative, mais groundé, en leur disant que je n’arrivais pas vraiment à m’y plaire, mais que je ne me voyais pas vraiment faire autre chose non plus… que j’allais pourtant m’efforcer de trouver une job qui me permettrait de clairer mes dettes en un an et que j’allais ensuite pouvoir me payer un employé pour ainsi faire tourner la roue à ma façon. Bref, ça m’écœure toujours d’exposer ma vie à tout le monde comme ça tout le temps.. je ne sais pas, c’est souvent abstrait dans leur tête ce que je fais et j’haïs me sentir incomprise et devoir inventer une façon de plaire à leur inconscient qui veut que quelqu'un ait un métier comme pompier, caissière, vétérinaire, animateur, chanteur.. des choses simples qui s’expliquent en un clin d’œil ! (J’avoue que, vu comme ça, je les jalouse ces métiers) Dans les partys, j’haïs quand quelqu'un, que je ne connais pas ou presque pas, vient me demander ce que je fais comme métier, ou pire, dans la vie, et que, du coups, je sois OBLIGÉE DE PARLER JUSTE DE MOI PENDANT PLUS QUE 20 MIN… pis croyez-moi, ça prend plus que 30 min pour faire comprendre à quelqu'un qui n’est pas dans le milieu de la musique que je suis ‘freelance’, que je suis comme une pieuvre, que je touche à tout, des vidéos, de la production d’album, de l’écriture de bio, de graphisme, de booking, de relation de presse, de marketing viral, de rédaction de plan de communication, de direction de tournée ou de coordination sur des projets précis jusqu’à la création, qui elle-même se subdivise en plusieurs jobines auxquelles je m’accroche depuis que j’ai terminé mon BAC, etc etc . . . Une fois la réflexion terminée on était déjà arrivé à la galerie.
On entre, et tout de suite, je remarque les quétaineries, de vraies cochonneries du genre arrangements floraux sur faux bois enduit d’une patine pastel, mais deux secondes de perspicacité plus tard, se détachent du lot, quelques œuvres remarquables, surtout de par leurs couleur et de leurs rythmes inconstants, ce qui donnait vraiment une impression d’heureuse surprise parmi les restes de pot-pourri (quel mot absurde quand on y pense !pot-pourri!) beaucoup trop agencés pour moi. En tout, j’ai compté 3 peintres dont j’estimais les œuvres… le reste était pour moi des semblants d’œuvre… encore pire de la mauvaise décoration !
Je me suis dit, qu’elle mauvaise réputation pour mon père.. puis je me suis rappelé qu’avant la galerie n’appartenait pas seulement à Gervaise (une grosse madame veuve qui portait toujours des verres fumés tintés d’un brun très pale… un peu à la John Lennon.. mais pas trop, parce que ça me donne l’impression qu’elle cache indéniablement quelque chose… je crois qu’elle est millionnaire.. mon père aussi le dit des fois à la blague). La galerie avait été fondée par Gervaise et Bernard qui est mort il y quelques années. Bernard était un vieux chum à mon père, ils s’étaient connus alors que mon père lui donnait des cours de peinture, dans le sous-sol de notre maison, qui comprenait aussi un grand atelier et un magasin d’encadrement à l’avant.. drète sur le Boulevard des Laurentides à Vimont (le pire endroit pour avoir une maison, mais on y était pourtant tellement bien.. il y avait une grande cour à l’arrière, c’était un endroit très calme, un repère naturel où poussait des grosses vignes, lesquelles donnaient, une fois l’an, quelque bouteilles de rouge). Bref, mon père faisait évidement partie des exposants de cette galerie uniquement à cause de Bernard … c’était un bon vivant, un petit trapu vif d’esprit.. il est mort il y environ trois ans et mon père avait décidé de continuer à y exposer, parce qu’il avait toujours été un bon vendeur… et surtout un ami.
Tout s’éclaircissait.. J’étais restée à la charnière de deux pièces, béate, dans mes pensées, quand un charmant petit chat noir est venu se frôler contre mes faux Converses. C’était un chat amoureux (je pense qu’il y a deux sortes de chat, les amoureux et les non-amoureux), tellement amoureux qu’en revenant de sa première caresse, il s’est littéralement pitché sur mes pieds.. j’ai trouvé son manque d’inhibition tellement cute, puis tout d’un coup, il se remit sur ses pattes et se dirigeait vers la pièce où Gervaise, Le père et sa douce jasaient… je l’ai suivi d’un pas lent.
-"Monsieur Soly, c’est la même chose partout, personne ne vend plus .. " et bla bla bla, le discours habituel de Gervaise.
Mon père répliqua en proposant de nouvelles perspectives, mais sans aucun succès jusqu’à ce qu’il en vienne à faire des réductions.
-"Ha bien là c’est bon ça, fallait nous le dire avant ! " Renchérit-elle tout en laissant entendre qu’elle ne promettait rien.
La grosse Gervaise n’aurait jamais, elle, baisser son propre prix. J’ai toujours vu dans ses yeux qu’elle cherchait à se faire le motton… … j’en ai la profonde assurance maintenant !
- "Alors on règle les papiers pour le nouveau tableau de ‘musicien’ monsieur Soly ? " dit Gervaise.
Je trouve tout ça tellement ridicule que j’arrive à peine en sourire, je sors dehors pour fumer une cigarette et je me dis tout bas… "la tabarnak !"
On remonte dans l’auto.
- "Les gens n’achètent plus d’art, l’heure est grave ma fille. " me lance mon père en refermant lourdement la porte de la voiture.
-"Je sais papa, je sais. " J’ai répondu comme si ça n’était pas la chose à laquelle je pense la moitié du temps, à me creuser la tête pour trouver de nouvelles façon d’apporter des bons projets au Gens avec un grand G, tout en réussissant à en vivre.. et parfois même à en faire… !Fuck ! mon père ne sait vraiment pas tout ! Il était, ici, aussi innocent que moi !yeah!
Pour le reste du trajet on a planifié un site web sur lequel je vendrais quelques-unes de ses toiles pendant qu’il serait au Mexique. Je me suis dit intérieurement que si j’arrivais à en vendre une, max deux, j’allais être ultra contente !
On arrive enfin à la superbe demeure de mon frère, une vieille maison de pierre, avec les poutres originales, que mon frère a entièrement retapé. À chaque fois que je vais le visiter, une nouvelle pièce à changée et s’est gravement améliorée ; il y a eu, entre autre, un établi qui s’est transformé en une immense salle de jeux pour les filles, la salle de bain du haut tout en céramique avec un bain sur pattes, la chède pour le bois et finalement, cette année, une rallonge spacieuse, du style solarium, toute vitrée juste à côté de la cuisine ce qui donnait encore plus une allure familiale à la demeure. Dans le genre, ‘métiers qui s’explique en un clin d’œil’, Le frère, il l’a l’affaire : plombier, ébéniste, électricien, champion de rodéo, moniteur de ski, il a aussi travaillé dans un ranch pendant un long bout, même dans un chenil et un abattoir (la mère de ses petite, La belle sœur, est vétérinaire), il a un jour parti sa propre entreprise d’émondage, qu’il a ensuite revendue… et j’en oublie la moitié, aussi cocasses les uns que les autres ! En gros, Le frère est un homme à tout faire !
On entre. Je salue La belle sœur et Le frère, en remarquant qu’il essaie de cacher sa fatigue derrière un nouveau genre de pinch … c’était weird de le voir ainsi, pas laid, mais pas beau…ce n’était pas la couleur ‘roux carotte’ qui me dérangeait, non, ça j’adorais, mais c’était plutôt la forme, qu’il avait taillé dans son nouveau pelage facial qui ne faisait aucun sens (un gros triangle remplit du nez au menton).. il m’a expliqué que dans une semaine il prévoyait revoir ses ‘chums de gars’ et qu’ils allaient, pour l’occasion, tous arborer la moustache qui descend jusqu’au menton (il y a surement un nom pour ça.. vous savez comme Hulk Hogan… un gasquette ?).. donc, il allait raser la suite bientôt… je lui ai dit un truc du genre "niaiseux" ; il ma balancé le plus baveux mais en même temps réconfortant des sourires.
-"Mais t’as l’air fatigué Le frère? " insistais-je.
-"Bah… Le frère (mon autre frère) est venu ici hier …. on s’est couché à 2h du mat et c’est pour ça qu’il n’est pas là aujourd’hui. " un autre sourire baveux. Tout s’expliquait, Les deux frères en avaient viré une grosse hier soir !
Je suis entrée dans le salon, j’y ai vu pleins de gens que je ne connaissais pas et j’ai finalement terminé ma ‘round de zyeuxtage’ sur la pile de cadeaux pour ma nièce…. FUCK fuck fuck ! Avec toutes mes histoires j’ai oublié de lui amener un cadeau !!!! Je me suis sentie ‘la plus cheap des matante du monde’ ! J’ai lâché un léger "tabarnak", non assumé étant donné le nombre d’enfants dans la pièce.
Je suis sortie fumer une cigarette… je n’étais pas si malheureuse d’y aller toute seule finalement.. Au bout du terrain il y a une plage que j’adore, on peut s’y baigner l’été, c’est un endroit paradisiaque. Je me suis demander ce que les filles pouvaient bien vouloir de plus pour leurs anniversaires… en mon sens, elles avaient déjà tout ; une famille et une maison parfaite ! Je me suis aussi dit qu’au moins ce n’était pas la fête de Sa sœur, La filleule, donc MA filleule!! Et puis j’ai réalisé que la vraie raison était probablement que j’avais reporté l’achat du cadeau depuis déjà une semaine parce que je n’avais jamais d’argent… inconsciemment, j’ai fini par oublié de l’acheter !?! J’haïs tellement mon rapport à l’argent que ça m’arrive d’oublier tout ce que je ne peux pas faire avec… ! Juste avant de retourner au party ma réflexion s’est finalement arrêtée sur le fait que les gens n’achètent plus d’art, ça s’appliquait trop bien à ce que je vivais quotidiennement… je ne l’ai pas dit, mais je l’ai pensé : Tabarnak !

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BONUS (dans légende j’ai changé le mot ‘femme’ pour ‘art’… vous comprendrez..)
Après avoir écrit ceci, je n’ai pas pus m’empêcher de penser à l’histoire de Tolstoï, qui, invité dans un jardin à causer de l’art avec quelques autres dont Tchékov, avait longuement hésité, avant de finalement déclarer : "Je ne dirai la vérité sur l’art que lorsque j’aurai un pied dans la tombe : après l’avoir dite, je sauterai dans le cercueil et rabattrai le couvercle, et dirai enfin : "Faites de moi ce que vous voudrez"."
Je n’avais jamais vraiment saisi la pertinence de ce commentaire en ce qui attrait de la femme, parce que je trouvais ça trop fataliste… mais j’avoue qu’en remplaçant le mot ‘femme’ par ‘art’, je crois n’avoir jamais autant mis le doigt sur quelque chose que je ne veux pas m’avouer : ce n’est pas indispensable l’art, entoucas pas pour tout le monde… ce l’est pour moi et beaucoup de monde que je connais, mais c’est souvent trop fragile pour en faire les fondations d’une vie entière… c’est possible, mais c’est quand même la première industrie qui va foutre le camps si la terre est frappée d’une énorme catastrophe. En me disant "l’heure est grave ma fille", dans un minimalisme argumentaire inhabituel, je le revoyais ; Le père me lançait un message… on meurt aussi souvent, si non plus souvent, de l’art qu’on en vit.. c’est déprimant, mais c’est une réalité très actuelle.. l’art devient plus mourant que vivant quand on l’organise et le monnaie.
L’exemple le plus flagrant reste l’Internet où tout est désorganiser, la diffusion, les moyens, la rémunération des pistes … le monde downloadent encore pas mal de tout, même des films, mais ça a recréé un mouvement de ‘Renaissance’ de l’art quel qu’il soit … pour faire un mauvais jeu de mots (mes préférés !) ; l’Internet change toutes les perspectives! Les gens le diffusent plus facilement et les autres le consomme plus facilement… c’est une révolution en soi, que de ne pas prendre part au ‘tounes à 0,99$’ et de les donner à la place… Ça donne un sale coup au fait de monnayer la création.. les Gens avec un grand G ont une chance en or de se réapproprier l’art et vice versa.
Je sais que tout ça est ironique, parce que je parle depuis tantôt d’être capable de vivre de son art, mais quand même, si on reste dans l’idéologie, c’est génial ce qui se passe avec Internet. Et même si je combats les clichés du genre film américain qui finit toujours bien, il fallait que je trouve une façon de percevoir tout ça positivement et de terminer sur une bonne note.
PS : le site web de mon père sera disponible d’ici 2010. Je reviendrai y ajouter l’adresse lorsqu’il sera fait.

samedi 7 novembre 2009

Coquetterie

Je vais travailler en chaussures à talon haut ce soir O Patro Vys!

RockSTAR où la nostalgie d'un local qui pue

À souarrre ça me manque de 'pratiquer', de ne plus avoir de local, de toujours jouer toute seule dans ma chambre sous le prétexte que je ne suis pas assez bonne musicienne, pis je dois l'avouer, j'ai toujours été la seule fille dans une gang de gars. Le temps où on pratiquait avec Tremblay73 ( www.myspace.com/tremblay73 ), même si ce n'était jamais facile, me manque énormément.


rockstore

Tremblay 73 | MySpace Vidéo


Ça fait que je vais davantage être ouverte aux offres à faire des backs pour d'autres bands (j'ai eu quelques offres dans la dernière année, mais j'étais toujours trop occupée et j'avais toujours espoir que le projet de T73 renaisse d'une façon ou d'une autre).

Bref, je risque d'en essayer un dans les jours à venir. Je vous tiendrai au courant si ça fonctionne.

Pour ce qui est de mon projet (Flambeau Laflamme): je reste littéralement toujours bouche-bée de voir que les gens veulent ENCORE booker des shows avec nous, alors que je n'ai rien sorti depuis (ouff) 3 ans et que nous n'avons fait que 5 shows (dont 3 étaient en mon sens pas du tout réussis). Pour moi c'est signe que la scène locale est vraiment en vie - entoucas, plus que mon projet qui se réduit maintenant à une fille qui écrit trop de textes et pas assez de mélodie (de là mon réflexe d'infériorité face au statut de musicienne; je ne le suis qu'à moitié. Je joue davantage pour m'accompagner et c'est bien là mon défaut!)-

Bref, au lieu de travailler O Patro Vys ce soir, je rêvasse de mauvaise bière, de trop de boucane dans un local dont les fenêtres ne s'ouvrent pas et d'amplis qui buzz... d'être trop fatiguée pour me rappeler toutes les passes à améliorer.. et fausser parce que je ne m'entends pas... c'est con, mais c'est d'même.. des fois on s'ennuie de ce qui n'est pas si cool.. on s'attache à ce qui n'est pas parfait.. mais on ne s'en rend jamais compte sur le coup..... Nostalgique 4n ce soir

jeudi 5 novembre 2009

Erratum (nom du vin africain)

Oups... c'est le

COCOA HILL

et non le Cacao hill!

Deux textes et déjà une erreur: c'est totalement moi ça!

En passant, svp, ne tenez pas compte de mes fautes d'orthographe. Dans la vie on me paie pour bien écrire, donc, si j'écris ici c'est pour mon simple plaisir; je ne compte pas trop me relire et je vais inévitablement faire des fautes, mais sincèrement, JE M'EN FOUT COMPLÈTEMENT, ce n'ai pas l'objectif... on s'entend!

Se rappeler des bons moments d'une journée

Ma mère m'a dit une chose il y a quelques jours:
"T'sais ma fille, c'est important de se rappeler tous ce qu'on a vécu de beau à la fin de la journée. Tu dois le faire quotidiennement pour que ça marche"
Sans AUCUN doute, un conseil de son psy ;) Alors, en l'honneur de ma mère qui vieillit bien je vais le faire.

Ce que j'ai aimé aujourd'hui:

-les moustachus! Je dois l'avouer, j'adorrrrrre les moustaches, les barbes etc.... mon père a toujours eu une moustache et une barbe, c'est mon petit complexe d'OEdipe je crois, mais... bref, j'ai l'étrange théorie que les 'porteux de poils faciaux' sont des meilleurs papa, donc des meilleurs personnes; c'est con je le sais, mais c'est vraiment ce que je pense, et ce, depuis que je suis toute petite! En gros, aujourd'hui, 3 moustachus m'ont rendue souriante pour de diverses raisons, indépendantes les unes des autres, raisons que je vais taire parce que je ne vois pas en quoi ça vous intéresserait.

-la musique à la Petite Marche. Je sais, je suis gossante avec cet endroit, mais je m'y sens tellement comme chez moi... même mieux! Je passe pratiquement toutes mes journées ici et me sens aucunement pathétique de le faire!

-le vin africain CACAO, une découverte de ma belle sœur au Lac St-Jean! (*En fait mon ex belle sœur, mais comme j'ai été sacrée "belle sœur à vie", ça m'a tellement touchée d'ailleurs, par 2 des membres de mon ex belle famille, j'aime mieux dire ma belle sœur quand même.)

-l'invitation des mes collègues/amis à venir leur rendre visite O Patro Vys alors que je ne travaille pas. D'ailleurs, ils doivent se demander ce que je fais, je devais y aller il y a environ 2h. Je suis en retard car j'ai décidé de me payer un verre de vin en débutant mon blog et je suis incapable de le caler (ceux qui me connaissent le savent très bien).

Sur ce, cher nouveau lecteur (je le laisse au singulier, car seul mon ami Benjamins me lit pour l'instant ;), je vais devoir boire le reste de mon verre et quitter. Fab, Dez et Zane (Zane, à qui je vais devoir justifier le fait que je n'ai pas terminé sa bio de band myspace.com/thepraisejunkies, car j'ai commencé un blog) m'attendent au bar!

J'espère que vous/tu saurez/saura vous/te rappeler les bons moments de votre/ta journée, il parait que ça fait du bien!

*aucune allusion à mon ex qui est mon meilleur ami, sérieusement, tout ceci est très honnête et ne cache aucun désire de revenir avec mon lui. On s'entend bien et c'est tout. C'est extrêmement précieux et rare, mais croyez-moi, ça arrive!

Je re-pars mon Blog!! nov 2009

Oki oki.. je vais essayer de tenir un blog! Pour vrai! Parce que j'ai une grande gueule et surtout que j'ai toujours trop de choses à dire sur Facebook et que je me rend bien compte que ce n'est pas toujours approprié.

Le fait est que je travaille en musique/vidéo/marketing viral/rp/booking/dt, vous voyez le genre, et que je connais bcp trop de monde sur Facebook pour étaler mes vrais états d'âme constamment. Le fait est SURTOUT que je suis autant 'créatrice' que 'productrice' et que ça mélange le monde du 'milieu'... moi la première quand j'y pense!

Tout ça pour dire que j'ai vraiment besoin d'écrire ces temps ci. Je pense même peut-être écrire un livre, mais comme je n'ai jamais été adepte de roman (pendant plusieurs années je lisais seulement des auto-fiction, des biographies, des trucs philosophiques ou historiques...), je ne me mettrai pas du jour au lendemain à devenir la romancière que j'aimerais pourtant être capable d'incarner.

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Donc, c'est aujourd'hui à la Petite Marche (endroit de prédilection pour passer toutes mes journées cet hiver!) que je 'starte' mon blog, qui, je l'espère secrètement, se transformera peu à peu en quelque chose d'informatif et de passionnant à lire (pour l'instant, mon seul but avoué est seulement d'y étaler mes humeurs selon la journée.. parce que.. parce que c'est un besoin vital dans ma vie de célibataire qui s'apprête à passer l'hiver seule dans son grand 2 1/2, ou, au mieux des déroulements de la vie, en cie d'un gros chien prêté dans une maison que j'aurai louée à l'Île-du-Prince-Édouard... mais ça, ce n'est pas encore fait! )