lundi 16 novembre 2009

Pas de nouvelle, bonne nouvelle VS du VRAI champagne

Ben non! ce n'est pas vrai.  Je ne vous laisserai pas sans nouvelle, aussi insipide qu'elle soit ;)

J'en suis venue au constat que mon blog est VRAIMENT un journal 'intime', donc je ne vais plus remettre en question le fait que j'y écris souvent des trucs inutiles; dans la vie, on n'est pas TOUJOURS utiles. Ce blog est à l'image de mon quotidien. (euh, pas certaine que le mot "intime" s'applique bien... c'est plutôt un journal publique... entoucas!)

Ceci dit, voici un résumé de mes derniers jours:

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LE RETOUR DE LA GROSSE, UN SUNDAY DE LUXE AVEC LA CERISE PIS TOUTE:

Ça fait longtemps qu'on l'attendait ce retour! Oki, commençons par le début; les grosses meufs ce sont 4 filles (oups! 4 femmes) qui se sont rencontrées au BAC; 2 québécouèses et 2 françaizzze. Nous faisions tous nos travaux d'équipe ensemble, puis après 3 années , nous sommes vraiment devenues un quatuor de feu! En gros: on se dit tout, on se supporte et on fait beaucoup de niaiseries (je tairai ici notre court séjour en prison... rien de grave, vraiment! Je vous le raconterai peut-être un jour, mais pour le moment, juste par le fait d'avoir écrit ça; je vois déjà les grosses m'accuser d'atteinte à leur vie privée, et ce, même si je prend la peine de taire leur nom. Alors shut up Cat! De toute façon, je romance ici, non?). Bref, nous sommes très solidaires et on se "tape" en moyenne un voyage par année juste entre filles.

Voilà que, depuis TROP de mois, les deux françaises sont parties en Australie faire du surf et se la couler douce. L'autre grosse (la québécoise) et moi nous sentions vraiment seules depuis leur départ et, ENFIN, une des françaises est revenue!!!

Au moment où nous avons aperçu la grosse, qui nous attendait de pied ferme depuis une bonne demie-heure en enchainant les clopes - vous saurez peut-être m'expliquer pourquoi la 720 est TOUJOURS mais alors là TOUJOURS bloquée??!! je ne suis pas arrivée UNE seule fois à l'heure à l'aéroport et c'est toujours à cause du foutu trafic qui n'en fini plus de ne pas se terminer -, nous avons carrément dérangé TOUT l'aéroport avec nos cris stridents et nos larmes de joie.

Lorsque nous sommes enfin arrivées à l'aéroport, deux heures de trafic plus tard, nous avons un peu tourné en rond, car nous n'apercevions pas la grosse. On était tellement excitées et nerveuses que j'ai failli faire (minimum) 5 accidents (attention, je conduis très bien, mais pas quand je dois retrouver une grande amie que je n'ai pas vue depuis 2 ans). Je prends finalement la décision de me garer dans un espace pour débarcadère, sachant très bien que le gros monsieur à la circulation de l'aéroport allait me siffler après deux sec de 'pseudo parking'...

Nous sortons de la voiture et zyeutons la scène: on y voit des immigrants qui semblent perdus ornant un teint trop bronzé pour la froideur hivernale, qui, cette journée là, s'imposait à nous comme un avertissement "sors ta tuque et tes mitaines la grande, si non je t'envoie la grippe A dans les dents" (remarquez que j'ai évité de parler de grippe et de vaccins depuis la création de mon blog, car JE NE SUIS PLUS CAPABLE D'EN ENTENDRE PARLER). Donc, on y aperçoit également des amoureux qui se séparent, d'autres qui se retrouvent (j'adore les scènes romantiques d'aéroport, ça m'affecte, ça fait ressurgir des souvenirs et je deviens doucement nostalgique, puis le sentiment se transforme en un simple moment de réflexion agréable. Je m'invente toujours toutes sortes d'histoires sur les amoureux d'aéroport; où se sont-ils connus? depuis combien de temps sont-ils ensemble? que quittent-ils ou que vont-ils retrouver?... etc etc). Finalement, on assiste aussi à ce malheureux spectacle; beaucoup trop de gens aigris qui semblent n'avoir aucune excitation au fait de prendre l'avion. Du genre "bah! Je prends l'avions 4 fois par semaine... j'en ai marre des voyages d'affaires". J'avais envie de leur cracher au visage pour qu'ils comprennent à quel point ils s'auto-rendent amers! C'était tristes et désagréable à observer, je n'ai rien fait.

Après ces quelques minutes d'observation, nous ne voyons toujours pas notre petite française/australienne. Je dis à l'autre québécoise:
"ben... appelle-là, elle va surement répondre"
Alors elle se met à crier son nom (appelons-là l'austrafraçaise)
"l'austrafrançaise, l'austrafrançaise?!"
On a droit à plusieurs regards qui nous défigurent.

Je réplique
"ben non la grosse, je veux dire: téléphone-lui! hihi...niaiseuse!"
Nous avons du la rire pendant un bon 5 minutes bien compté! Les regards 'défigurateurs' se sont métamorphosés en sourires teintés d'une touche de mépris (maudit que le monde est frète à l'aéroport !câline!).

L'austrafrançaise répond. Au bout du fil:
"Yo les grosses, zètes où? ça fait UNE HEURE que j'attends merde! J'aurais pu prendre une taxi..."
Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase que nous l'aperçevons de l'autre coté de la "pseudo rue".

On lâche le plus strident des
"AUSTRAFRANÇAISE!!!!!!!!"
on crie tellement fort que nos poumons risquent d'éclater tellement l'impulsion est large. S'en suit d'une pléiade de
"AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE""AUSTRAFRANÇAISE" "la grosse" "la grosse" "on est tellement contente de te retrouver" "t'es tellement belle" "ha, mais tu as les cheveux longs!" "et blond!" " haaa! ça fait trop plaisir de te retrouver la grosse"
tout ça bien sur, les larmes de joie aux yeux.

Comme s'il voulait nous faire compétition, le gros 'siffleux de circulation' empoigne son puissant instrument et s'emporte dans une symphonie de sifflements, tout en me faisant les gros yeux et en regardant, par moments, ma voiture.

Je pense:
Putain que le monde est pressé à l'aéroport! Il n'y a pas moyen de vivre des retrouvailles en paix. Mais où les scénaristes américains prennent-ils leur inspiration? C'est-à-dire qu'on ne peux pas pleinement vivre nos émotions ici; j'ai souvent vu des scènes d'aéroport dans les films américains où les gens avaient pleinement le temps de vivre leur retrouvailles. C'est donc dire qu'ils ont finalement de l'imagination les hollywoodiens. Réflexion gratuite faite à moi-même, nous prenons la route vers l'appartement de l'austrafrançaise où nous attend une bouteille de VRAI champagne.

Ce soir là, nous avons beaucoup bu , nous avons mangé de la pizza (oui oui, avec le champagne qui goutait le foie gras), nous nous sommes racomptées nos trois vies et nous étions heureuses, même si nous n'avions, tous les 3, pas de job, pas d'homme dans nos vies, nous étions quand même au paroxysme du bonheur! J'aurais voulue que le temps s'arrête à tout jamais.

Finalement, comme si le sunday n'était pas déjà bien assez "de luxe", l'autre grosse (celle qui est toujours en Australie) nous a téléphoné: LA CERISE!

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PETITE VISITE CHEZ MON ANCIEN EMPLOYEUR:

Ce matin, j'avais des commissions à faire sur St-Laurent (juste avant de venir m'assoir sous mon puits de lumière à La Petite Marche) et j'ai jeté un regard sur la porte de mon ancien bureau en passant devant. J'y ai vu les anciens stagiaires de l'entreprise, qui sont maintenant, "employés de feu" à temps plein! Je leur ai lancé un
"Hey les poulets!"
(Notez que je n'appelle personne "poulet" sauf cet ami à moi qui m'appelle "poulette"... ben oui il est gai... peu-importe son orientation sexuelle, j'apprécie vraiment que l'on se donne des petits noms d'amoureux, parce qu'à chaque fois ça me réconforte le célibat) Bref, on a jasé entre poulets sur le pan de la porte, pendant un bon dix minute à se raconter tout et rien.

Il fessait beau, tellement beau que, pendant qu'on placottait, je me suis rappelée qu'à l'époque où l'on travaillait ensemble, on avait le projet de se construire une terrasse sur le toi pour nos diner BBQ d'été et surtout pour nos vendredi 3@5 où l'on prenait le temps de boire une petite bière entre employés histoire de potiner un peu.

Je suis montée dire le "bonjours" ou plutôt le "hey" (la majorité de mes anciens collègues sont anglophones) à tout le monde. Ça ma fait drôle de voir que tout avait physiquement changé dans la bureau (la peinture, la déco, un mur ou deux défoncés... etc), mais que rien n'avait changé en ce qui concerne les employés; j'y ai retrouvé les même collègues ultra-sympathiques, relaxes, cool, mais surtout compétents dans leurs tâches respectives.

Je n'était pas triste, oui peut-être un peu nostalgique, mais tout ça me fessait plutôt sourire (un genre de sourire en coin cute). J'ai demandé des nouvelles à tout le monde et tous m'ont répondu la même chose "same shit" et "we're doing good". J'étais contente de voir que rien n'avait vraiment bougé (ça va généralement bien pour la boite, alors pourquoi changer une formule gagnante), parce qu'en comparaison, j'ai réalisé que j'avais fait un GROS bout de chemin depuis le temps... que tout avait changé dans ma vie, mais que j'en était pourtant sortie grandie, plus forte et plus indépendante.

En quittant le bureau, mes quatre 'disques cadeaux' en main, j'ai eu la réflexion que je les adorais, que j'allais revenir faire des petits tours de temps à autres, par dessus tout, que j'allais revenir avec une bouteille de VRAI champagne à l'obtention de ma première job à 50 000$! C'est une infime parcelle de ce que je leur dois!

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En terminant ce texte, la chanson 'le plat pays' de Jacques Brel jouait aux Petites Marches; C'EST MA CHANSON PRÉFÉRÉE de Brel!!!

Un Noël, Le père nous l'a chanté en flamand (maladroitement, mais il était tellement attachant). J'ai pleuré d'émois... Il faut savoir que le plat pays, c'est bien sur la Belgique et que mon père est flamand. J'ai, par la suite, quémandé la traduction transcrite de mon père et ça m'arrive encore de la jouer, juste pour moi, quand je me sens mélancolique et que je pense à la Belgique.

Voici, un peu, ce à quoi ça ressemblait (en passant, ce n'est pas mon père!! j'ai trouvé cet extrait sur Youtube)


Je vous invite à écouter la version originale. N'est-ce pas émouvant un gars qui parle de son pays comme ça? En plus, c'est celui de ma famille, par extension, le mien!
LE PLAT PAYS QUI EST LE MIENS!

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