lundi 9 novembre 2009

Les gens n’achètent plus d’art … tabarnak (ce texte n'a pas encore été corrigé, il le sera sous peu)


Ce matin mon père et sa copine sont venus me chercher pour la fête de ma nièce qui se déroulait à St-Agathe chez l’un de mes frères.
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C’est mon autre frère qui avait insisté pour que j’y aille parce qu’on ne se voit que très rarement… et c’est encore plus vrai depuis que nous avons fait notre escapade de célibataires au Mexique l’année dernière. C’est désolant, mais, depuis, on ne se voit jamais… je ne saurais expliquer exactement pourquoi, c’est comme si, le fait de nous avoir tellement rapproché durant ce dernier voyage, nous donnait maintenant l’excuse de se dire.. "bah, on est tellement proche.. plus besoin de se voir.. " c’est juste vedge ! Ironie du sort, à chaque fois que l’on se donne un ‘rendez-vous’ l’un de nous a toujours une ‘bonne excuse bidon’
Anyway… tout ça pour dire qu’il n’était pas là à la fête… J’étais déçue, puis j’ai compris pourquoi plus tard dans la journée.
Ce n’est pas que la présence des autres membres de ma famille ne me comblait pas.. VRAIMENT pas ! je les adore tous sincèrement, et chacun, pour des raisons totalement différentes.. c’est juste que j’avais l’habitude d’apprécier la réunion de mes DEUX frères et moi…les trois, je ne sais pas, on a comme ‘notre dynamique propre à nous’ et ça s’est imprégné comme une tradition ; si je vois l’un de mes frères, j’aime toujours que l’autre soit là.
On a l’habitude, dans nos partys de famille, de se réunir à trois dans le garage pour fumer une cigarette et comme nous sommes souvent les trois seuls réels fumeurs, on a toutes les raisons du monde pour comploter. Des années durant, on faisait des ‘mauvais coups’ (quand j’étais jeune et que je n’y comprenais rien, c’était parfois moi la cible !! j’haïssais ça !) la plus part du temps, assez marrants, puis ça mettait toujours du piquant dans les soirées où le plus excitant restait encore de jouer au Jack-o-Romy (un nouvelle version du classique jeu Romy) ou au billard, en gang, après le souper ; des jeux cotés ‘toutes générations confondues’ par les Stuyck, ce qui nous permettait de se réunir sous une activité qui plaisait à tous. Puis, depuis que j’ai l’âge d’en fumer… le trio est aussi l’instigateur du digestisplif (splif de digestion), au grand malheur de mon père que l’on essaie toujours de faire fumer, mais qui, avec toute son orgueil de doyen de la famille, mais surtout parce qu’il prétend être lucide et sage, refuse catégoriquement. Peu importe qui le demande ou la manière dont on s’y prend, c’est un traditionnel non, trop sérieux pour mon père … même qu’à chaque années il me fait ‘rusher’ lorsque je suis bien ‘fenie’ parce qu’il me regarde toujours avec son regard d’analyste… mes frères aussi, d’ailleurs, sont persécutés par la profondeur des yeux de mon père, mais ils ne semblent pas s’en occuper. Le questionnement Du père est sans aucun doute l’unique source de notre acharnement taquin! Pour UNE fois, mon père n’a pas de réponse, et innocemment, je crois que c’est exactement ce qui nous motive.
J’adore mes frères, ils m’appellent LA sœur (ce qui m’a, dès mon très jeune âge, rendue complice avec eux… ça m’avait charmé), mon père ils le nomment, LE père, leur mère, LA mère.. ma mère, TA mère (on a le même père, mais pas la même mère). J’ai toujours cru que c’était une particularité agréable et chaleureuse de ma famille Stuyck.
Tout ça pour dire que j’étais déçue de savoir que mon frère célibataire, Le frère, ne serait pas là… on était beaucoup moins tannant en duo ; l’autre, Le frère, et moi, La sœur.
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Donc en route vers Ste-Agathe, malgré ma petite déception, j’étais super contente de quitter la ville un peu, de revoir Le père, Le frère, La nièce, La filleule ainsi que leur parenté, conjoints et amis… surtout qu’il faisait une température idéale, étonnement ensoleillé ! Il a fait presque 12 degrés, pas pire pantoute pour un 8 novembre !
Une fois rendus sur la 15 Nord…passé ‘la porte du Nord’, que je m’amuse toujours à appeler ‘le portique du Nord’ parce que je trouve ridicule de nommer ‘la porte du Nord’ un rond point de viaducs affreux surplombés par un McDonald beaucoup trop gros pour l’endroit désert (un Brun qu’il n’a jamais été rempli dans son entièreté, un Brun qu’il n’a pas UNE fois été ‘fullé’ depuis son ouverture !) …
J’ouvre grand la fenêtre de la voiture et je m’écrie "Pa ! C’est l’été des indiens ! " Je m’attendais à ce qu’il me contredise, mais il ne l’a pas fait.
J’ai eu la réflexion que mon père vieillissait et que je ne le voyais pas assez souvent… surtout que nous étions les deux ‘artistes’ de la famille… il me manque beaucoup. Il part la moitié de l’année dans un pays chaud, Mexique ou États-Unis, pour pratiquer un sport de vent, quel qu’il soit. Quand j’étais jeune, je passais mes ‘une semaine sur deux’ dans son atelier et je m’inventais des mondes incroyablement fantastiques pendant qu’il peignait… et ce, à peu près 12h par jour tous les jours!! Je sais, parce qu’il me l’a déjà dit, que je l’inspirais beaucoup avec mes langages inventés, mes dessins naïfs, mes déguisements ou mes structures impossibles créées avec tout ce qui me tombait sous la main. C’était le beau temps … on écoutait sans cesse les deux même cassettes : Vivaldi, les Quatre saisons ou Jacques Brel ; un genre de ‘best of’ comprenant des versions originales en flamand… compilation que je n’arrive pas à retrouver en cd.. je soupçonne mon père d’avoir volé la cassette à son père avant de venir s’installer au Canada. Ce temps là me manquait, mais soucieuse de ne pas trop tomber dans la nostalgie, mais de plutôt profiter du temps présent passé en compagnie Du père, j’ai regardé les feuilles des arbres qui n’étaient pas encore défraichis par la froideur des derniers mois et je me suis dit que ça ressemblait étrangement aux couleurs retrouvées dans les toiles de mon père. (Je crois que même s’il est l’être le plus frileux que je connaisse, il a toujours aimé l’automne ; il y a quelques années, ça signifiait pour lui le début de la saison de snowboard, mais depuis environ 7 ans, ça voulais dire qu’il allait bientôt rouler ses voiles et packter ses planches dans son campeur en direction du sud accompagné de sa douce.)
Mon père avait un arrêt à faire chez l’un de ses galeristes à St-Sauveur, car la tenancière lui quémandait des ‘musiciens’. "On veut des musiciens dans tes toiles Soly, ça vend bien" m’a-t-il imité. Mon père haïs les commandes, ça m’a toujours fait sourire parce que je pense la même chose !
J’ai pensé que ma vie me faisait de l’ironie, une fois de plus ; j’ai de la misère à arriver, car je travaille en musique et mon père, qui a toujours crevé de faim (j’exagère, mais quand même) en vendant ses toiles, se fait commander ‘des musiciens’ sous prétexte que ça vend mieux !… en fin de carrière en plus!
-‘Tabarnak’ je n’ai rien dit de plus..
-‘Qu’est-ce qu’y â mâ fiillle ?’ (J’essaie de reproduire l’accent de mon père ici)
-‘Rien, laisse faire’ je ne voulais pas élaborer sur le sujet, car je savais que je me ferais assez poser la question par les autres personnes du party : je serais obligé de parler de ce que je fais et d’admettre que c’est loin d’être facile, que j’y arrive, mais que je ne suis pas nécessairement satisfaite et que par-dessus tout, ça pait mal le loyer… que ça venait par phase les bons projets… donc, inévitable de tomber dans ‘comment la business va’ etc etc… Je me voyais déjà m’autocritiquer en parlant, pour me trouver négative, mais groundé, en leur disant que je n’arrivais pas vraiment à m’y plaire, mais que je ne me voyais pas vraiment faire autre chose non plus… que j’allais pourtant m’efforcer de trouver une job qui me permettrait de clairer mes dettes en un an et que j’allais ensuite pouvoir me payer un employé pour ainsi faire tourner la roue à ma façon. Bref, ça m’écœure toujours d’exposer ma vie à tout le monde comme ça tout le temps.. je ne sais pas, c’est souvent abstrait dans leur tête ce que je fais et j’haïs me sentir incomprise et devoir inventer une façon de plaire à leur inconscient qui veut que quelqu'un ait un métier comme pompier, caissière, vétérinaire, animateur, chanteur.. des choses simples qui s’expliquent en un clin d’œil ! (J’avoue que, vu comme ça, je les jalouse ces métiers) Dans les partys, j’haïs quand quelqu'un, que je ne connais pas ou presque pas, vient me demander ce que je fais comme métier, ou pire, dans la vie, et que, du coups, je sois OBLIGÉE DE PARLER JUSTE DE MOI PENDANT PLUS QUE 20 MIN… pis croyez-moi, ça prend plus que 30 min pour faire comprendre à quelqu'un qui n’est pas dans le milieu de la musique que je suis ‘freelance’, que je suis comme une pieuvre, que je touche à tout, des vidéos, de la production d’album, de l’écriture de bio, de graphisme, de booking, de relation de presse, de marketing viral, de rédaction de plan de communication, de direction de tournée ou de coordination sur des projets précis jusqu’à la création, qui elle-même se subdivise en plusieurs jobines auxquelles je m’accroche depuis que j’ai terminé mon BAC, etc etc . . . Une fois la réflexion terminée on était déjà arrivé à la galerie.
On entre, et tout de suite, je remarque les quétaineries, de vraies cochonneries du genre arrangements floraux sur faux bois enduit d’une patine pastel, mais deux secondes de perspicacité plus tard, se détachent du lot, quelques œuvres remarquables, surtout de par leurs couleur et de leurs rythmes inconstants, ce qui donnait vraiment une impression d’heureuse surprise parmi les restes de pot-pourri (quel mot absurde quand on y pense !pot-pourri!) beaucoup trop agencés pour moi. En tout, j’ai compté 3 peintres dont j’estimais les œuvres… le reste était pour moi des semblants d’œuvre… encore pire de la mauvaise décoration !
Je me suis dit, qu’elle mauvaise réputation pour mon père.. puis je me suis rappelé qu’avant la galerie n’appartenait pas seulement à Gervaise (une grosse madame veuve qui portait toujours des verres fumés tintés d’un brun très pale… un peu à la John Lennon.. mais pas trop, parce que ça me donne l’impression qu’elle cache indéniablement quelque chose… je crois qu’elle est millionnaire.. mon père aussi le dit des fois à la blague). La galerie avait été fondée par Gervaise et Bernard qui est mort il y quelques années. Bernard était un vieux chum à mon père, ils s’étaient connus alors que mon père lui donnait des cours de peinture, dans le sous-sol de notre maison, qui comprenait aussi un grand atelier et un magasin d’encadrement à l’avant.. drète sur le Boulevard des Laurentides à Vimont (le pire endroit pour avoir une maison, mais on y était pourtant tellement bien.. il y avait une grande cour à l’arrière, c’était un endroit très calme, un repère naturel où poussait des grosses vignes, lesquelles donnaient, une fois l’an, quelque bouteilles de rouge). Bref, mon père faisait évidement partie des exposants de cette galerie uniquement à cause de Bernard … c’était un bon vivant, un petit trapu vif d’esprit.. il est mort il y environ trois ans et mon père avait décidé de continuer à y exposer, parce qu’il avait toujours été un bon vendeur… et surtout un ami.
Tout s’éclaircissait.. J’étais restée à la charnière de deux pièces, béate, dans mes pensées, quand un charmant petit chat noir est venu se frôler contre mes faux Converses. C’était un chat amoureux (je pense qu’il y a deux sortes de chat, les amoureux et les non-amoureux), tellement amoureux qu’en revenant de sa première caresse, il s’est littéralement pitché sur mes pieds.. j’ai trouvé son manque d’inhibition tellement cute, puis tout d’un coup, il se remit sur ses pattes et se dirigeait vers la pièce où Gervaise, Le père et sa douce jasaient… je l’ai suivi d’un pas lent.
-"Monsieur Soly, c’est la même chose partout, personne ne vend plus .. " et bla bla bla, le discours habituel de Gervaise.
Mon père répliqua en proposant de nouvelles perspectives, mais sans aucun succès jusqu’à ce qu’il en vienne à faire des réductions.
-"Ha bien là c’est bon ça, fallait nous le dire avant ! " Renchérit-elle tout en laissant entendre qu’elle ne promettait rien.
La grosse Gervaise n’aurait jamais, elle, baisser son propre prix. J’ai toujours vu dans ses yeux qu’elle cherchait à se faire le motton… … j’en ai la profonde assurance maintenant !
- "Alors on règle les papiers pour le nouveau tableau de ‘musicien’ monsieur Soly ? " dit Gervaise.
Je trouve tout ça tellement ridicule que j’arrive à peine en sourire, je sors dehors pour fumer une cigarette et je me dis tout bas… "la tabarnak !"
On remonte dans l’auto.
- "Les gens n’achètent plus d’art, l’heure est grave ma fille. " me lance mon père en refermant lourdement la porte de la voiture.
-"Je sais papa, je sais. " J’ai répondu comme si ça n’était pas la chose à laquelle je pense la moitié du temps, à me creuser la tête pour trouver de nouvelles façon d’apporter des bons projets au Gens avec un grand G, tout en réussissant à en vivre.. et parfois même à en faire… !Fuck ! mon père ne sait vraiment pas tout ! Il était, ici, aussi innocent que moi !yeah!
Pour le reste du trajet on a planifié un site web sur lequel je vendrais quelques-unes de ses toiles pendant qu’il serait au Mexique. Je me suis dit intérieurement que si j’arrivais à en vendre une, max deux, j’allais être ultra contente !
On arrive enfin à la superbe demeure de mon frère, une vieille maison de pierre, avec les poutres originales, que mon frère a entièrement retapé. À chaque fois que je vais le visiter, une nouvelle pièce à changée et s’est gravement améliorée ; il y a eu, entre autre, un établi qui s’est transformé en une immense salle de jeux pour les filles, la salle de bain du haut tout en céramique avec un bain sur pattes, la chède pour le bois et finalement, cette année, une rallonge spacieuse, du style solarium, toute vitrée juste à côté de la cuisine ce qui donnait encore plus une allure familiale à la demeure. Dans le genre, ‘métiers qui s’explique en un clin d’œil’, Le frère, il l’a l’affaire : plombier, ébéniste, électricien, champion de rodéo, moniteur de ski, il a aussi travaillé dans un ranch pendant un long bout, même dans un chenil et un abattoir (la mère de ses petite, La belle sœur, est vétérinaire), il a un jour parti sa propre entreprise d’émondage, qu’il a ensuite revendue… et j’en oublie la moitié, aussi cocasses les uns que les autres ! En gros, Le frère est un homme à tout faire !
On entre. Je salue La belle sœur et Le frère, en remarquant qu’il essaie de cacher sa fatigue derrière un nouveau genre de pinch … c’était weird de le voir ainsi, pas laid, mais pas beau…ce n’était pas la couleur ‘roux carotte’ qui me dérangeait, non, ça j’adorais, mais c’était plutôt la forme, qu’il avait taillé dans son nouveau pelage facial qui ne faisait aucun sens (un gros triangle remplit du nez au menton).. il m’a expliqué que dans une semaine il prévoyait revoir ses ‘chums de gars’ et qu’ils allaient, pour l’occasion, tous arborer la moustache qui descend jusqu’au menton (il y a surement un nom pour ça.. vous savez comme Hulk Hogan… un gasquette ?).. donc, il allait raser la suite bientôt… je lui ai dit un truc du genre "niaiseux" ; il ma balancé le plus baveux mais en même temps réconfortant des sourires.
-"Mais t’as l’air fatigué Le frère? " insistais-je.
-"Bah… Le frère (mon autre frère) est venu ici hier …. on s’est couché à 2h du mat et c’est pour ça qu’il n’est pas là aujourd’hui. " un autre sourire baveux. Tout s’expliquait, Les deux frères en avaient viré une grosse hier soir !
Je suis entrée dans le salon, j’y ai vu pleins de gens que je ne connaissais pas et j’ai finalement terminé ma ‘round de zyeuxtage’ sur la pile de cadeaux pour ma nièce…. FUCK fuck fuck ! Avec toutes mes histoires j’ai oublié de lui amener un cadeau !!!! Je me suis sentie ‘la plus cheap des matante du monde’ ! J’ai lâché un léger "tabarnak", non assumé étant donné le nombre d’enfants dans la pièce.
Je suis sortie fumer une cigarette… je n’étais pas si malheureuse d’y aller toute seule finalement.. Au bout du terrain il y a une plage que j’adore, on peut s’y baigner l’été, c’est un endroit paradisiaque. Je me suis demander ce que les filles pouvaient bien vouloir de plus pour leurs anniversaires… en mon sens, elles avaient déjà tout ; une famille et une maison parfaite ! Je me suis aussi dit qu’au moins ce n’était pas la fête de Sa sœur, La filleule, donc MA filleule!! Et puis j’ai réalisé que la vraie raison était probablement que j’avais reporté l’achat du cadeau depuis déjà une semaine parce que je n’avais jamais d’argent… inconsciemment, j’ai fini par oublié de l’acheter !?! J’haïs tellement mon rapport à l’argent que ça m’arrive d’oublier tout ce que je ne peux pas faire avec… ! Juste avant de retourner au party ma réflexion s’est finalement arrêtée sur le fait que les gens n’achètent plus d’art, ça s’appliquait trop bien à ce que je vivais quotidiennement… je ne l’ai pas dit, mais je l’ai pensé : Tabarnak !

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BONUS (dans légende j’ai changé le mot ‘femme’ pour ‘art’… vous comprendrez..)
Après avoir écrit ceci, je n’ai pas pus m’empêcher de penser à l’histoire de Tolstoï, qui, invité dans un jardin à causer de l’art avec quelques autres dont Tchékov, avait longuement hésité, avant de finalement déclarer : "Je ne dirai la vérité sur l’art que lorsque j’aurai un pied dans la tombe : après l’avoir dite, je sauterai dans le cercueil et rabattrai le couvercle, et dirai enfin : "Faites de moi ce que vous voudrez"."
Je n’avais jamais vraiment saisi la pertinence de ce commentaire en ce qui attrait de la femme, parce que je trouvais ça trop fataliste… mais j’avoue qu’en remplaçant le mot ‘femme’ par ‘art’, je crois n’avoir jamais autant mis le doigt sur quelque chose que je ne veux pas m’avouer : ce n’est pas indispensable l’art, entoucas pas pour tout le monde… ce l’est pour moi et beaucoup de monde que je connais, mais c’est souvent trop fragile pour en faire les fondations d’une vie entière… c’est possible, mais c’est quand même la première industrie qui va foutre le camps si la terre est frappée d’une énorme catastrophe. En me disant "l’heure est grave ma fille", dans un minimalisme argumentaire inhabituel, je le revoyais ; Le père me lançait un message… on meurt aussi souvent, si non plus souvent, de l’art qu’on en vit.. c’est déprimant, mais c’est une réalité très actuelle.. l’art devient plus mourant que vivant quand on l’organise et le monnaie.
L’exemple le plus flagrant reste l’Internet où tout est désorganiser, la diffusion, les moyens, la rémunération des pistes … le monde downloadent encore pas mal de tout, même des films, mais ça a recréé un mouvement de ‘Renaissance’ de l’art quel qu’il soit … pour faire un mauvais jeu de mots (mes préférés !) ; l’Internet change toutes les perspectives! Les gens le diffusent plus facilement et les autres le consomme plus facilement… c’est une révolution en soi, que de ne pas prendre part au ‘tounes à 0,99$’ et de les donner à la place… Ça donne un sale coup au fait de monnayer la création.. les Gens avec un grand G ont une chance en or de se réapproprier l’art et vice versa.
Je sais que tout ça est ironique, parce que je parle depuis tantôt d’être capable de vivre de son art, mais quand même, si on reste dans l’idéologie, c’est génial ce qui se passe avec Internet. Et même si je combats les clichés du genre film américain qui finit toujours bien, il fallait que je trouve une façon de percevoir tout ça positivement et de terminer sur une bonne note.
PS : le site web de mon père sera disponible d’ici 2010. Je reviendrai y ajouter l’adresse lorsqu’il sera fait.

1 commentaire:

4n Stuyck a dit…

La vie est tellement ironique des fois... aujourd'hui j'ai vu une des toiles de mon père dans le dernier épisode de La Galère (meilleure émission du monde selon moi!) et il m'a confirmé que personne ne lui a demandé son avis... tout ça pour dire que la vie est vraiment drôle par bout! ................ Renée, je suis une perspicace communicatrice.. tu n'aurais pas une job pour moi! haha! à suivre!